Né à
Charleroi le 1er mai 1986, Thomas Dermine a fait des
études d'ingénieur de gestion (Solvay) et de
sciences politiques à l'Université libre de
Bruxelles, suivies d'un master en Politiques
publiques à la Harvard Kennedy School of Government
à Boston. D'abord consultant chez
McKinsey
Europe, il est devenu entrepreneur en
résidence chez l'incubateur d'innovations
technologiques
Kamet Ventures, avant de rejoindre l'équipe
CATCH en septembre 2017 et d'y coordonner la
rédaction du plan de redéploiement. Il est par
ailleurs membre du Harvard Performance Lab et
conférencier en politique publique à Sciences-Po
Lille.
Thomas Dermine avait été en
2009 le lauréat du premier Prix d'Économie
politique décerné dans le cadre du Congrès des
Économistes de langue française, publiant
Un plan
stratégique pour Charleroi dans le Courrier du
CRISP (2010/15). Il y proposait l'adoption d'un plan
stratégique global ancré dans un substrat théorique
et empirique cohérent. Les axes du plan CATCH
approfondissent cette dynamique ambitieuse de
reconversion, avec la volonté d'accélérer la
transition vers de nouveaux secteurs économiques. En
2018, un premier bilan annuel prometteur a été
établi, et le jeune Wallon de l'année est
l'animateur d'une équipe explorant des pistes
d'actions concrètes qui s'articulent aux politiques
régionales et s'y inscrivent en insistant sur la
nécessité de former aux métiers d'avenir décelés.
Choisir Thomas Dermine comme
Wallon de l'année 2018,
c'est pour le jury,
composé depuis 2009 des anciens lauréats du prix, un
signe de confiance en l'avenir de la Wallonie et de
la jeune génération qui s'y investit.
En présence du Ministre-président du Gouvernement
wallon Willy Borsus et de nombreuses personnalités,
le Prix a été remis au Cercle de Wallonie par
Philippe Suinen, Président de l'Institut Destrée et
lauréat 1999, et Jacques Lanotte, président du jury,
qui ont souligné, en présence de nombreuses
personnalités, la qualité du lauréat ainsi que la
pertinence de la qualité et la force de son
engagement au profit du redéploiement de la
Wallonie.
Le Prix Bologne-Lemaire de la Wallonne ou du Wallon
de l'année
Pour rappel, le Prix Bologne-Lemaire de la Wallonne
ou du Wallon de l’année a été instauré en 1976. Son
objet est l’octroi d’un Prix annuel à une personne
qui, par son action sociale, économique, politique
ou culturelle aura le mieux servi les intérêts de la
société wallonne. Depuis 1997, le jury est présidé
par Jacques Lanotte, ancien directeur de l’Institut
Destrée, et directeur général honoraire des Affaires
culturelles du Hainaut.
Le Prix du Wallon de l’année 1996 a été décerné au
comédien et scénariste Jean-Claude Derudder.
L’objectif était de rappeler l’importance de la
culture comme force de réflexion, de résistance et
de changement.
Le Prix 1997 a été décerné aux frères
Luc et
Jean-Pierre Dardenne pour leur œuvre
cinématographique et documentaire en général, et
pour leur long métrage La Promesse, en particulier.
En 1998, le Prix a été attribué à
Michel Foucard,
président du Groupe Technord et vice-président de
l'Union wallonne des Entreprises, pour son
engagement dans le domaine de la qualité et de la
citoyenneté des entreprises wallonnes.
En 1999, c’est
Philippe Suinen, directeur
général des Relations extérieures de la Région
wallonne, et administrateur délégué de l’Agence
wallonne à l’Exportation qui reçoit le Prix pour son
action internationale dynamique.
En 2000, le Prix a été attribué à
Thérèse Snoy,
secrétaire générale d’Inter-Environnement Wallonie
au titre de l’implication de la société civile dans
la nouvelle gouvernance régionale.
En 2001, c’est le pongiste
Jean-Michel Saive
qui recevait le Prix, témoin de l’importance du
sport dans notre société ainsi que des valeurs qu’il
peut véhiculer.
En 2002, le Prix était décerné au dramaturge wallon
Jean Louvet pour l’ensemble de son œuvre.
En 2003,
Robert Halleux, spécialiste
mondialement reconnu de l’histoire des sciences, des
techniques et de l’industrie a été lauréat, au
moment de son élection à l'Institut de France.
En 2004, c'était au tour de
Jànos B. Nagy,
professeur aux Facultés Notre-Dame de la Paix à
Namur, grand scientifique qui a su porter ses
recherches sur les nanotechnologies jusqu'à la
création d'une spin-off prometteuse pour la
modernisation de la technologie et de l'économie
wallonnes, d'être distingué.
En 2005, le Prix était décerné à
Christine Mahy,
promotrice d'une action globale de développement
local et régional en milieu rural et cheville
ouvrière du Réseau wallon de Lutte contre la
Pauvreté.
En 2006, la lauréate du Prix Bologne-Lemaire de la
Wallonne ou du Wallon de l’année a été
Jeanne
Vercheval-Vervoort, pour son implication dans
les mouvements sociaux liés à la condition ouvrière
et féminine ainsi que dans le mouvement pour la
paix.
Le Prix 2007 a été décerné à
Bernadette Mérenne-Schoumaker
comme scientifique de premier plan préoccupée des
grands enjeux de la société actuelle, et qui a
toujours cherché à permettre au plus large nombre de
citoyens l’accès à ces différentes réflexions.
Le Prix n’a pas été attribué pour l’année 2008.
En 2009, le lauréat du Prix Bologne-Lemaire était
revenu à
Benoit Coppée, initiateur et
cheville ouvrière de la construction d'un premier
bâtiment de bureaux passif dans le parc d’activités
du Wex à Marche.
En 2010, c’est l'égyptologue et directrice du Musée
royal de Mariemont,
Marie-Cécile Bruwier qui
a reçu le Prix, pour sa capacité à allier la
recherche de pointe et la vulgarisation pédagogique,
tout en plaçant les attentes culturelles et sociales
des plus démunis au centre de ses préoccupations.
En
choisissant
Jean-Michel Foidart comme Wallon
de l'année 2011, le jury a voulu saluer le grand
médecin, professeur et chercheur, mais il a
également été très sensible au rôle que celui-ci a
tenu dans la fondation de la société liégeoise
Mithra et dans la collaboration de son laboratoire
avec elle.
Le Prix 2012 a été attribué à l’économiste,
professeur et expert
Roland Gillet, pour son
analyse pédagogique des situations financières
grecque et espagnole et sa lecture critique des
mesures prises dans ces pays, en lien avec les
situations sociales dramatiques que ces politiques
induisent.
Le Prix 2013 a été attribué à la psychologue et
philosophe liégeoise
Vinciane Despret notamment pour
la manière brillante dont elle vulgarise ses
connaissances pluridisciplinaires grâce à des
questionnements très pertinents qui interrogent
l'être, la citoyenneté, la nature et la société.
En choisissant
Eric Domb comme Wallon de
l’année 2014, le jury a notamment voulu saluer un
entrepreneur de premier plan, très respectueux des
êtres et des choses, très impliqué dans la Région et
les territoires dans lesquels il vit et développe
son activité, et attaché à comprendre le lien qui
unit l'être humain et les animaux que le jury a tenu
à souligner.
Le Prix Bologne-Lemaire du Wallon de l’année 2015 a
été remis à la chanteuse soprano
Jodie Devos,
le jury a voulu saluer ses débuts à l’Opéra royal de
Wallonie, avec sa magnifique prise de rôle dans Le
Barbier de Séville, plus généralement, son talent,
sa carrière internationale et la diversité de son
registre, de même qu’il a été sensible à son
énergie, sa gaieté et la simplicité qu’elle dégage.
C'est
à l'entrepreneur
Pierre Rion, que le Prix 2016 a été
attribué pour
la continuité de son action au profit du
redéploiement industriel et économique de la
Wallonie, ainsi que par sa disponibilité pour mettre
ses connaissances et son expérience au profit des
opérateurs parmi lesquels surtout des jeunes.
Le Prix Bologne-Lemaire du Wallon de l’année 2017 a
été remis à
Emmanuël Houdart, co-fondateur et directeur de la Maison des Maths, afin de montrer
l'importance de l'articulation entre un enseignement
porté par des pédagogies innovantes, une formation
appropriée, la culture technologique et
l'imprégnation numérique aujourd'hui indispensables
au développement économique.
Les noms de Maurice Bologne et de son épouse, Aimée
Lemaire, fondateurs en 1938 de l’Institut Destrée,
président et directrice des travaux de 1960 à 1975,
grands Résistants, sont particulièrement bien
choisis pour illustrer cette volonté des Wallonnes
et des Wallons d’honorer ceux qui œuvrent à donner à
leur Région une image de qualité, de dynamisme et de
défense des valeurs humaines et démocratiques. Le
Prix bénéficie d'un legs hérité de l'ancien ministre
des Sciences et des Arts Jules Destrée.
Contact :
Philippe
Destatte, directeur général de l’Institut Destrée
24, rue Saint-Nicolas - B 5000 Namur, Wallonie
Tél. : 0497 25 25 66.
http://www.institut-destree.eu
destatte.philippe@institut-destree.eu
Lien direct :
https://www.wallonie-en-ligne.net/Wallonie_Citoyennete/Index_Prix_Fondation-Bologne-Lemaire.htm
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