"Wallonie 2020", Institut Jules Destrée, Cinquième congrès La Wallonie au futur  

Wallonie 2020 : émergence des nœuds de futur
Rapport transversal des synthèses des quatorze groupes de travail tenus de février à juillet 2002

Groupe des  CHANTAL – Rapporteur : Christine Mahy

Dernière séance de travail : notes complémentaires aux différentes oppositions

1.Solidaire et Particulariste / Innovante et défaitiste

 Il y a opposition entre solidaire et particulariste entre individus, entre individus et groupes et au niveau  sociétal . La solidarité active ou institutionnalisée concerne l’individu, le groupe et le collectif.

L’avenir de la W. est dans la solidarité plus active et dans le respect de la spécificité de chacun, mais en conflit, en tension avec le particularisme.

Comment faire pour que la balance pèse du côté de la solidarité ? Importance d’expliquer au citoyen pour organiser la solidarité active. Or il y a un problème de rupture entre « les pouvoirs » et les citoyens. Il faudrait que les pouvoirs au sens large, soient davantage soucieux de pédagogie pour construire une solidarité plus active. (Rappel : les pays les plus prospères sont ceux où l’on paye le plus d’impôts.

Il faut construire la convergence dans une espèce de développement social durable avec les pouvoirs publics et les secteurs privés.

Les rapports entre la société civile et les pouvoirs publics sont à travailler. Il y a des inadéquations dans la mise en œuvre de projets sans consultation de la population.

Aspects pédagogiques : aller et retour entre société civile et pouvoirs publics. Comment mettre en œuvre la solidarité active ?

Importance de la notion de l’intérêt général = fondement de la démocratie. Les pouvoirs publics et la population doivent œuvrer dans l’intérêt général.

Velléitaire : ne pas voir les conditions de l’action dans la durée. (ex. : systèmes de subsidiation qui poussent à l’activisme pour répondre aux pouvoirs publics davantage que pour être en adéquation avec les besoins réels sur le terrain).

La perspective est dans la solidarité active de la Wallonie en tension avec le particularisme ambiant : dans le cadre de projets qui se construisent dans la durée, dans un mouvement ascendant et descendant entre population et pouvoirs publics (interaction) qui permet l’innovation. Cela dans l’intérêt général(fondement de la démocratie) et à travers un aspect pédagogique (comment mettre en œuvre la solidarité active dans une relation constructive entre pouvoirs publics et société civile?)

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2.Ouverte et cloisonnée

Importance de participer à la construction d’une société au sein de laquelle le droit à la prise de risque existe. Pour oser innover, il faut pouvoir tenter et commettre des erreurs.

Comment passer d’un mode de fonctionnement cloisonné vers un fonctionnement transversal ? Comment prendre en compte le point de vue de l’autre « compétence », conscient de la complexité ? Comment organiser les « carrefours » entre les différents points de vue et aspects?

Ex. de petites évolutions positives :

- dans la réforme du PRC, ce ne sera plus exclusivement la ministre de l’emploi qui donnera son avis pour attribuer des postes mais le ministre de tutelle sera consulté
- le rapport sur la pauvreté ne cesse de montrer la nécessité des transversalités

 Il est important de penser une juste participation/association des citoyens (en fonction de leurs ressources et moyens) dès la mise en place des politiques diverses plutôt que de construire un cadre global moyen auquel on ajoute des « exceptions ».

Idem pour la fiscalité : cesser les petites modifications mais repenser globalement. Les défavorisés qui sont considérés comme des exceptions à la norme sont exclus deux fois.

 Plus une société est complexe, plus elle est difficile à gérer. Il est d’autant plus nécessaire d’expliquer. Le débat entre population et leaders d’opinions doit avoir lieu. Une démarche pédagogique sérieuse doit être mise en place.

La complexité de la société oblige à dépasser le cloisonnement et à développer la transversalité.

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3.Convergence des valeurs et aliénée/inconséquente/appauvrie

Visée : donne une direction, il y a une cible, un projet mobilisateur de société pour la Wallonie. Pour l’atteindre, il faut une bonne vision de ce qui nous en sépare.

Il faut un GRAND PROJET (une utopie)de société Wallon mobilisateur pour lutter contre l’aliénation.

La visée permet la convergence des valeurs, la grande utopie dans un intérêt collectif.

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4.Transculturelle et méconnue/ Transculturelle et inconséquente

Il faut développer une politique volontaire de la transculturalité.

L’immigration nous oblige à rechercher une identité propre. Il ne s’agit pas d’un repli identitaire. L’immigration apporte l’ouverture à la démocratie.

La transculturalité ne doit pas seulement exister positivement entre personnes d’origines culturelles différentes, mais aussi entre personnes plus ou moins instruites, entre groupes techniques professionnels, entre groupes philosophico-religieux,…

Il faut s’éloigner de l’hermétisme et tendre vers le décloisonnement : il faut que les médecins se fassent comprendre, que les philosophes, que les spécialistes, etc…se fassent comprendre.

Pour accepter l’autre, il faut être « fier » d’être Wallon.

Il faut trouver une partie de substrat de langage commun entre les différentes sous-cultures au sein de la Wallonie, vis à vis des populations étrangères.

Il faut trouver un mode de communication approprié à l’échange culturel entendu au sens large.

Le langage = très important car on a tous un langage codé, y compris en politique.

Développer la transculturalité, ce serait : assumer de multiples identités (on est éventuellement wallon, européen, francophone, avec une vie professionnelle et/ou associative, une vie de famille, …)
Et
trouver des modes de communication pour exister avec les autres

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RESUME

1. Regroupement des OPPOSITIONS

1.1.Solidaire et particulariste

        Innovante et défaitiste.

        Convergence des valeurs et aliénée-inconséquente-apauvrie.

1.2.Ouverte et cloisonnée.

       Transculturelle et méconnue.

       Transculturelle et inconséquente.

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 2. Trois problématiques prioritaires

2.1. Développer une gouvernance        ET        développer une citoyenneté
     soucieuse de l’intérêt                       créatrice et mobilisatrice.
     général et plus pédagogique.                      

 

Rappel des « dysfonctionnements » :

- la société civile doit accepter les mesures prises par les pouvoirs sans comprendre leur SENS. Manque de pédagogie.
- faible participation civile à la gestion de la cité (coupure entre décideurs au sens large et société civile.
- décalage entre les décisions prises par rapport au terrain concerné car mise en œuvre sans consultation suffisante de la population.
- perte du sens de l’intérêt général à cause du poids des corporatismes.
- individualisme ambiant.
- caractère velléitaire des projets (actions menées selon la subsidiation et non en fonction des besoins réels.). Absence d’un grand projet inscrit dans une visée et dans la durée et construit dans une interaction entre mouvement ascendant et mouvement descendant.
- passivité : la citoyenneté se traduit par des modes passifs de participation.
- population plus fragilisées se trouve dans « l’exception », donc déjà à la marge plutôt que citoyens de plein droit.

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2.2. Alors que la société est de plus en plus complexe, le constat et la pratique du   

       cloisonnement doit faire place à un fonctionnement transversal.

Nous assistons à un cloisonnement des pouvoirs, des administrations, des réglementations, du traitement des dossiers, des sous-régions alors qu’il faudrait développer la mise en relation des différents points de vue et aspects.

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2.3. Les difficultés à se reconnaître une identité wallonne, à vivre plusieurs identités ainsi  

       que le risque de repli sur soi appellent à un travail pour construire et vivre une

       société multiculturelle, ouverte et complexe.

- déficit de l’identité wallonne (cours d’histoire à l’école, propos tenus en rue, positionnement par rapport à la Flandre et à Bruxelles…).
- identité en déficit : fierté d’être wallon !
- nous sommes davantage en déficit d’identité qu’en repli sur soi.
- lorsqu’on ne sait pas qui on est, on a peur de s’ouvrir à l’autre, d’où repli protectionniste.
- difficulté de communication entre deux cultures différentes, non seulement entre personnes d’origine culturelle différente, mais aussi entre personnes plus ou moins instruites, entre groupes techniques professionnels, entre groupes philosophico-religieux…
- mobilisation sur le passé : survalorisation « patrimoniale », mais aujourd’hui qui sommes-nous ? Qui sont les leaders d’opinion, les figures emblématiques ?
- manque d’esprit d’entreprise, manque d’audace.
- Nous avons tous un langage codé, même en politique.

La question de l’Identité nécessairement OUVERTE.

"Wallonie 2020", Cinquième congrès "La Wallonie au futur" -  Institut Jules Destrée - 2001-2003  
 
Wallonie 2020

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  Page mise à jour le 23-08-2004

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