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Cette section propose la liste des notices contenues sur le cédérom de l'Encyclopédie du Mouvement wallon. Les notices accessibles en ligne sont datées : le carré jaune indique les mises à jour, le carré rouge signale les nouvelles notices.

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Presse d’action wallonne

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 HACHEZ Albert

   

Né à Saintes le 27 janvier 1917,
décédé à Woluwé-Saint-Lambert le 3 mai 2002

Inscrit à la faculté de droit de l’Université catholique de Louvain en 1936, Albert Hachez est le secrétaire de rédaction de L’Ergot (1938-1939). Il utilise le surnom de Perachez. Il participe au premier Congrès culturel wallon qui se tient à Charleroi à l’initiative de l’Assemblée wallonne (octobre 1938) et en rend compte dans le journal de la Fédé wallonne (novembre). En février 1939, Hachez cède sa place à Gaston Schol. Docteur en droit (1938-1939), il s’est spécialisé en droit commercial, civil et en législation industrielle.

Favorable à une solution fédéraliste, Albert Hachez espère en un rassemblement des hommes politiques wallons par-dessus les partis traditionnels. Dans un article important de L’Ergot, Albert Hachez réfléchit sur les concepts d’État politique et de Communauté régionale et en tire des conséquences. Le pays politique est plutôt un fait international, une chose que l’on constate, un effet de circonstances historiques auxquelles on ne peut rien. Mais il ne cadre pas nécessairement avec la société civile : l’État belge est de ceux-là. La région, au contraire, constitue la vraie patrie : même langue, mêmes intérêts, même climat, même style de vie s’y manifesteront ; et l’on peut dire qu’un peuple est la résultante de ces différentes permanences. Il y a donc adéquation entre société civile et région ; celle-ci se situant à un degré avant l’État. Hachez estime que c’est vers un fédéralisme plus ou moins poussé qu’il faut orienter les recherches.

Appartenant à une famille gérant un important négoce dans le textile, Albert Hachez est attiré par l’écriture journalistique. Avant la guerre, sous le pseudonyme d’Aristide, il tient une chronique dans le journal Vers l’Avenir. C’est là qu’il rencontre sa future épouse, Hélène Delforge, fille du premier directeur du journal namurois, René Delforge.
 

Au lendemain de la capitulation belge, Albert Hachez est parti en exode en France ; en juin, il est à Niors. Par la suite, rentré au pays, Albert Hachez prend une part active dans la Résistance. Troisième chef du service Zéro, il succède à William Ugeux en territoire occupé (septembre 1942 - juin 1943). Impliqué dans la publication de la Libre Belgique clandestine, connu alors sous le nom de code Casimir-Aristide, il reçoit de Londres l’ordre de mission qui chargeait le colonel Bastin de regrouper, sous une direction unique, toutes les forces armées clandestines et d’en prendre le commandement (janvier 1943). La tête de Hachez est mise à prix par l’occupant et il est rappelé à Londres, où il est attaché au Cabinet du ministre Pierlot en même temps que Marc Delforge. Chargé de mission au Congo (février 1944  mars 1945), il accomplit, après la Libération, une brillante carrière qui le conduit au sommet de la hiérarchie de la Banque Bruxelles Lambert.  
 

Micheline Libon – Paul Delforge

 

 

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