Docteur en droit de l’Université de Liège (1950), licencié en notariat,
Daniel Forêt est d’abord avocat, puis juge de paix à Fexhes-Slins.
Secrétaire du comité de Liège-ville de Jeune Wallonie (1945), il participe
au deuxième Congrès culturel wallon (Liège, octobre 1955), est membre du
Comité liégeois d’Action wallonne (1962-1964), de Wallonie libre (1963) et
du Mouvement libéral wallon ; il participe d’ailleurs à l’Assemblée
nationale de ce mouvement, le 21 mai 1966, et y réclame une vraie
décentralisation ainsi que la création de conseils culturels.
Président des Jeunesses libérales de l’arrondissement de Liège,
vice-président du Centre d’études libérales et secrétaire de la Commission
des Affaires étrangères du Parti libéral dans les années cinquante, Daniel
Forêt est hostile à la politique unitariste du Parti libéral conduite par
Omer Vanaudenhove dans les années soixante. Il contribue alors à la création
du Club d’Action radicale (1968) et, avec Jean Van Crombrugge, Georges
Gabriel, Robert Regibeau et Robert Planchar, il démissionne finalement du
PLP (23 avril 1970).
Paul Delforge
