Photo Institut Jules-Destrée (Droits SOFAM) - Guy Spitaels Guy Spitaels

Homme politique
Ath 03.09.1931 -

Ce texte est extrait de l'ouvrage
Cent Wallons du siècle
Institut Jules Destrée,
Charleroi, 1995
Index

Docteur en Droit à l'UCL (1955), Guy Spitaels suit ensuite une licence en Sciences politiques et sociales (UCL, 1957), avant d'être diplômé en Hautes Etudes européennes du Collège de Bruges (1958). Chercheur à l'ULB, à l'Institut de sociologie Solvay (1958-1964), avec une mission de recherche au Congo (1959-1960), il devient directeur de Recherches de ce même Institut (1964-1968) puis directeur du Centre d'Economie sociale et de Sociologie (1968); maître de conférences à l'Institut du Travail de l'ULB (1961-1964), professeur (1966-1971), professeur extraordinaire (1974), il enseigne encore dans d'autres écoles supérieures, dont le Collège de Bruges et la Faculté de Droit de l'Université de Reims.

Affilié au PSB à la suite de la Grande Grève contre la Loi unique, Guy Spitaels s'affilie en même temps au Mouvement populaire wallon créé par A. Renard (1961). Chef de cabinet dans deux gouvernements (1972-1974), il figure parmi les orateurs les plus remarqués au congrès doctrinal du PSB-BSP de novembre 1974. Préoccupé par tout ce qui a trait aux problèmes de la sécurité sociale, de l'emploi et de la santé publique, il devient membre du Bureau national du PSB (1975) et du comité scientifique de l'Institut Emile Vandervelde. En 1976, son exposé devant le congrès des Socialistes wallons porte sur l'évolution défavorable de la démographie et de l'emploi en Wallonie. Bourgmestre d'Ath et sénateur (1977), le nouveau Ministre de l'emploi (1977) lance les fameux projets CST et arrive à un accord sur la réduction de travail à 38h/semaine. Il est vice-premier ministre lorsqu'est votée la loi de révision constitutionnelle créant la Région wallonne. En 1981, il quitte le gouvernement pour présider aux destinées de son parti. Succédant à André Cools, il est confronté à la crise posée par la reconversion de la sidérurgie wallonne. Tout au long des années '80 marquées par une politique d'opposition aux thèses néo-libérales, Guy Spitaels donne à son parti une image de socialisme gestionnaire; il introduit aussi et défend le principe d'un fédéralisme radical. La proposition de régionalisation des secteurs définis comme nationaux (1981), la réforme institutionnelle de 1988-89, sa désignation à la tête de l'Exécutif de la Région wallonne (1992) apparaissent comme les étapes d'une ligne politique tracée depuis longtemps.

En janvier 1994, alors qu'il est parvenu à obtenir la reconnaissance du Hainaut comme zone objectif 1 par la Communauté européenne, il doit se résoudre à démissionner en raison de l'affaire Agusta; le 20 juin 1995, les premiers députés wallons élus séparément le choisissent comme président du nouveau Parlement wallon.

Pour une biographie plus complète, on se reportera à la notice qui lui est consacrée dans l’Encyclopédie du Mouvement wallon, sous la direction scientifique de Paul Delforge, Philippe Destatte et Micheline Libon, Charleroi, 2001, tome 3, p. 1494-1495.

Cent Wallons du siècle, Catalogue de l'exposition, Charleroi, Institut Jules-Destrée, 1995. Graphisme couverture : Roger Potier

 
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Mise à jour le 20-09-2007

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