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Pierre Harmel Homme politique
Uccle 16.03.1911 - |
Ce texte est extrait de
l'ouvrage
Cent Wallons du siècle
Institut Jules Destrée,
Charleroi, 1995
Index |
Docteur en Droit, licencié en sciences sociales et
notariat de l'ULg (1933), P. Harmel est d'abord avocat stagiaire au Barreau de Liège
(1934), puis assistant à l'ULg (1934-1940), avant d'être nommé professeur à la
Faculté de Droit de l'ULg, assurant la formation de plusieurs générations de notaires
(1943-1981).
Ancien président de l'Association catholique des
Jeunesses de Belgique (1936-1938), fortement influencé par Jacques Leclercq, membre du
groupe de réflexion La Relève (1945), Pierre Harmel entame une carrière
politique au sein du PSC. A son initiative (1946), est créé le Centre de Recherches pour
la Solution nationale des Problèmes sociaux, politiques et juridiques des Régions
wallonnes et flamandes (sic) (1948). Le "Centre Harmel" dépose un volumineux
rapport qui conclut, notamment, à la nécessité d'une autonomie culturelle des deux
communautés (1958). Ministre de l'Instruction publique, Pierre Harmel prend une série de
mesures, accordant notamment la subvention par l'Etat de l'enseignement libre moyen,
normal et technique et apportant des changements au Fonds de la Construction des
Bâtiments scolaires. Lorsque son successeur, Léo Collard, supprime ses réformes, Pierre
Harmel se retrouve à la tête des manifestations d'opposition. La Guerre scolaire est
rallumée. Le Pacte l'éteindra en 1959.
Lorsque le troisième Gouvernement Eyskens est
formé (1958), il comporte pour la première fois un ministère des Affaires culturelles.
Pierre Harmel le dirige. Il propose la création d'un Conseil national de la Culture
néerlandaise et d'un Conseil national de la Culture française qui seraient compétents
en matières culturelles. Son projet de loi est rejeté. Par contre, la loi donnant un
nouveau statut à la RTB-BRT est adoptée (1960).
En 1961, Pierre Harmel refuse de participer au
Gouvernement Lefèvre-Spaak et d'approuver la déclaration gouvernementale. Il se penche
sur les problèmes communautaires, participe notamment à la conférence de la Table ronde
(1964-1965) et devient président de l'aile francophone du PSC. Premier ministre, il ne
dispose pas d'une majorité suffisante pour adopter les conclusions de la Table ronde,
relatives à la révision de la Constitution. Comme ministre des Affaires étrangères, il
joue un rôle important dans le processus de détente Est-Ouest; dans ce cadre, il dépose
un important rapport à l'OTAN, qui décide d'établir son centre militaire à Casteau
(SHAPE) et son centre civil à Evere.
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